lundi 16 septembre 2013

La Parisienne #2013 J'y étais !

Hello Hello,

Eh bien voilà, c'est fini, et c'était chouette... et maintenant je vous raconte Ma Course !

Vendredi 13 septembre, en sortant du travail je pars rejoindre le village pour y retirer mon dossard. Je pars de porte d'Ivry pour rejoindre la ligne 14, je monte dans la rame, une gentille dame nous annonce de sa voix nasillarde un problème sur la ligne, obligé de descendre à Châtelet et finir sur la ligne 1. Le bazar à Chatelet, je mets le double de temps que j'avais prévu, j'hésite même à faire demi tour et à revenir le samedi mais non, c'est trop bête, allons y sans stresser... Le reste du trajet se fait sans encombre.  En arrivant à "Ecole Militaire", il commence à bruiner, je dégaine mon portable et commence à prendre quelques photos.
Je récupère mon dossard rapidement et je repars, pas le temps de flaner sur les stands, il fait frais et je suis fatiguée.
Avant de replonger dans le ventre de Paris, je m'arrête chez Le Nôtre, le traiteur se trouve juste à la sortie de la station et je prends 4 pâtisseries pour Philippe et moi, dont des meringues qui me lancent des regards éplorés, je ne résiste pas et les emporte illico presto.

Le village

Samedi 14 Septembre, essayage rapide de mon maillot, il est beau .... cette année nous allons courir aux couleurs du Japon, je suis le dossard 39 170. Je prépare mes affaires, cette année je ne me fais pas avoir, j'ai de quoi transporter de l'eau (une ceinture avec 2 gourdes, une avec un jus de fruit, l'autre de l'eau), une sacoche en bandoulière, une montre qui ne fait pas chrono car je n'ai pas vérifié si elle faisait chrono au moment de l'acheter et c'est tout.
Je prépare mes vêtements d'hiver, la météo annonce 12 degrés le matin.
Le soir nous sommes invités à manger une raclette... aie aie ... avant de partir j'ingurgite un grand bol de céréales et je ne touche presque pas au fromage de la soirée, n'ayant pas faim, je ne suis pas tentée... et pourtant, qui peut résister à la raclette ??? Dehors il pleut sans discontinuer.

L'équipement fourni : maillot, sac, puce, pub ;-)


Dimanche 15 septembre, pendant toute la nuit je vois défiler les heures, impossible de trouver le sommeil, et si je n'y arrive pas, si je tombe, si je fais un malaise, si je m'arrête au bord de l'apoplexie, si je quitte la course emmenée par les pompiers, s'il pleut des cordes.... mais non, tout va bien se passer, il y a les copines derrière, Suzy qui sera avec moi.
6h le réveil se déclenche, c'est parti ! J'ouvre en grand la porte de la véranda, je sors la tête et là je n'en crois pas mes yeux, le ciel brille de milliers d'étoiles, il va faire beau. C'est incroyable avec toute cette pluie qui est tombée le samedi.
Je prends un petit déj' comme d'habitude, je me prépare et j'attends ma cousine, c'est sa première parisienne, on rejoint Nation ensemble dans ma voiture.
La pauvre, elle part avec un handicap majeur, elle s'est envoyé deux fois de la raclette la veille.... il y a celles qui courent pour les bonnes causes, et ma cousine,  qui court contre la raclette !

Le champ de Mars, la belle dame et le ciel bleu ... mais en vrai ça caille ;-)

8 heures : on retrouve nos copines à la Motte Picquet. Passage pipi pour les unes, passage consigne pour les autres. Rapidement on traverse le champs de Mars pour rejoindre le départ sur le Pont Iéna. Sans s'en rendre compte, nous sommes super bien placées et Suzy et moi avons réussi a se mettre dans la deuxième vague. Nous sommes ravies car cela signifie que l'on ne va pas attendre comme l'année dernière (presque 2 heures). Il faut maintenant attendre le départ... imminent...


Suzy, tout sourire.

En attendant la course... on fait des photos...
La grande dame...

Dans la vague, au boooooout le départ !
9h45 : départ de la première vague. Nous partons 5 minutes plus tard, entrainées par la marée humaine. Je piétine plus que je ne cours, je me place sur la droite, le long des spectateurs, mais manque de me prendre une barrière. Devant moi une fille bifurque sur la droite pour courir sur le trottoir, je lui emboite le pas, mais elle rate le trottoir et s'étale de tout son long, je marque un pas de côté pour ne pas la piétiner. Je l'aide à se relever, mais elle me dit de ne pas m'arrêter pour elle... mais tout de même !!!... ah oui, je suis dans une course !! ... je m'assure qu'elle va bien et je repars...

Je cours sur la même cadence, je ne cherche pas à tirer, j'ai peur d'avoir un point de côté comme lors de mes entrainements, même dans les côtes, je cours mais je gère ma respiration. Bien hydratée grâce à mes gourdes, je ne m'arrête pas au ravitaillement. Après le 6 ème km, je m'arrête de courir pour marcher rapidement, sur environ 150 mètres, puis je fais les derniers mètres en reprenant la course et je sprinte sur la fin. Suzy arrive juste derrière moi, à moins d'une minute ! C'est la joie !

Résultat : 00.41.24  je trouve mon temps très honorable car en entrainement, je ne descendais pas en dessous de 44 minutes, mais ne dîtes pas à mon chirurgien que j'ai participé à une course 4 mois après mon opération....
Arrivées !!!
Ca peut paraître un peu fou vu de l'extérieur, mais je vous rassure, je n'ai pas cherché à aller au delà de mes limites, je suis raisonnable, si si c'est vrai ! et je ne mettrai pas ma vie en danger. Si je l'ai fait, c'est que je savais que je pouvais le faire et je viens de le prouver. La maladie n'est pas une fatalité, il faut juste s'en arranger et j'arrive à composer avec elle.

7 commentaires:

  1. Encore un de es messages qui m'émeut comme une guimauve. Pourquoi? C'est pas tant ton récit de la course... mais tout ce qu'il avait dans tes foulées! Tu l'as fait : Bravo Carole!!!

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  2. Yeah !!! Je suis super fière de ma copine une "Warior" comme j'aime le dire !!!!
    Tout était TOP et l'année prochaine on remet ça ++
    Bisous ma chérie !!!!

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  3. Bravo ma poule, tu es une battante, j'aime ça ! Et bravo à Suzy aussi! Bisous

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  4. Tu peux être fière de toi, bravo à vous 2.
    Tes photos sont très belles.
    Gros bisous

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  5. Et dire que pendant ce temps là, je roupillais, affalée dans mon canapé en rêvant de ??? tout sauf de sport ! Je suis fière de toi (... un peu moi de ta cousine : deux fois de la raclette, c'est abusé !)

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  6. Bravo !
    Moi j'ai un jour (il y a fort longtemps) j'ai couru la Vivicità à St-ouen (3 km) en 1/2h je crois.
    Mais aujourd'hui avec mon surpoids, plus possible.
    Très joli maillot rouge. J'adore les fleurs de cerisier.
    Bisous

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